Résumé du projet

Plusieurs axes de recherches sont présentés

  • I Méthodes alternatives de lutte contre Cactoblastis cactorum ( Ordre Lepidopteres, : Famille Pyralidae) sur Cactacées dans l’île de Saint Barthelemy.

Résumé du projet

Cactoblastis cactorum, Lépidoptère de la famille des Pyralidae, est originaire d’Argentine en Amérique du Sud où il contrôle naturellement le développement des cactacées. Il est devenu invasif[1] dans de nombreux pays du monde, particulièrement en Amérique du nord, après y avoir été introduit pour lutter contre le figuier de Barbarie. Introduit sur l’île de saint Kits en 1957 pour lutter contre les cactacées, il a envahi pratiquement toute la caraïbe, les USA et continue sa progression vers le Mexique. Ce papillon a été signalé en Guadeloupe dès 2004 (Francius et Perez). Il n’a été identifié à Saint Barthelemy qu’en 2008 ( Francius et Bernier) mais il est probable qu’il soit arrivé dans les îles du nord, Saint Martin , st Barthelemy avant de s’installer en Guadeloupe.

Les conditions climatiques particulières qui règnent à Saint Barthelemy, ainsi que son sol volcanique favorisent le développement des plantes succulentes (cactus et opuntias). On y dénombre pas moins de 10 espèces de Cactacés et seul deux espèces ne sont pas attaquées par C. cactorum. (Opuntia.dillénii, O. tuna, O. triacantha, O. rubescens, Pilosocereus royenii, Mamillaria nivosa, Mélocactus intortus, Sélenicereus grandiflorus, Hylocereus undatus, Hylocereus spp, Nopalea cochenillifera . Ce papillon à terme peut représenter danger pour ces espèces, si rien n’est fait pour réduire la progression de ces populations.

Prédation et parasitisme sont les principaux facteurs biotiques exerçant une influence déterminante sur la dynamique des populations d’un organisme nuisible. Prédateurs et parasitoïdes présentent la particularité d'être le plus souvent dépendants de la densité des populations atteintes. Ils contrôlent la stabilité des effectifs, aussi bien en empêchant les surpopulations qu'en favorisant leur croissance en fonction de la disponibilité des ressources environnementales et de l'importance de la compétition entre individus. L’idéal serait de trouver des parasitoïdes dites spécialistes, par rapport à des espèces dites généralistes.et à spécificité étroite

Le papillon adulte pond ses œufs disposés en grappe sur les épines des cladodes du cactus. A l’éclosion des œufs, la jeune chenille perfore les cladodes et s’y installe. Elle se nourrit du contenu du cladode jusqu’à sa mue imaginale. Contrairement à sa région d’origine où des auxiliaires naturels de C. cactorum ont été identifiés, à Saint Barthelemy, .aucun prédateur ni parasitoïde de ne l'ont encore été, ni sur les pontes, ni sur les larves du papillon. D’où l’intérêt de se projet. Ce travail se déclinerait en plusieurs phases

Première phase

-A partir d’observations de terrain et d’élevage, faire une étude détaillée du cycle biologique du papillon sur les cactacés : ponte, durée de la vie larvaire, nymphose, éclosion, durée de la vie imaginale.

-Faire l’inventaire des organismes auxiliaires du C. cactorum dans la biocénose des cactacées en utilisant des pièges malaises et en effectuant des collectes de certains stades du papillon sur la plante hôte à des périodes précises de son cycle biologique.

-Faire l’identification. Taxonomique des espèces récoltées, et vérification avec les holotypes ou paratypes du laboratoire d’entomologie du Muséum nationale d’histoire naturelle

Deuxième phase

- Choix des espèces les plus intéressantes, surtout celles qui présentent une spécificité étroite avec le papillon hôte pour cela il faudrait faire:

-L’étude de leur biologie et éthologie ainsi que l’analyse de leurs potentialités en tant qu’agent de régulation des populations du papillon. En effet, il faudrait d’une part une parfaite coïncidence chronologique entre le stade sensible du papillon (œuf, larves) et le stade actif de l’auxiliaire. D’autre part, une distribution optimale de l'organisme auxiliaire en fonction de celle du papillon.

Au vu des résultats, on pourrait mettre en place une première stratégie de lutte afin de réduire les dégâts de ce papillon sur les cactacées (taux de parasitisme des plants)

Troisième phase

Par la suite, proposer une méthode de lutte pour renforcer l’action des auxiliaires préalablement choisie afin de protéger les populations de cactacées dans l’île.

  • II Mise en place d’une collection pédagogique sur les insectes de Saint Barthelemy
  • III Inventaire taxonomique des termites et fourmis présents à Saint Barthelemy.

 

 

 

Le travail a débuté avec le Docteur Léonide Celini en collaboration avec l'association Alsophis (Karl Questel et Gregory Moulard)

première sortie, un piège Malaise (Piège à insectes Composé de plusieurs pans de moustiquaire en forme de toit incliné) a été posé dans le but d’étudier la biocénose dans une zone riche en cactus : genre Melocactus et Mamilaria.

L’interprétation des données obtenues se fera avec le Pr Vaillant Jean du département de mathématiques et statistiques appliquées de l'université Antilles Guyane (Guadeloupe)

L'inventaire des fourmis et des termites a également débuté . les spécimens ont été déterminés a la loupe binoculaire grâce a des clés de détermination spécifiques.

 

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