L'association St-Barth Essentiel est intervenue suite à des appels téléphoniques de riverains le 2 novembre 2011, sur un chantier de démolition d'une des maison Mexicaine de Lurin, car un gaïac se trouvait en plein milieu du chantier.
Un contact avec le chef de la gendarmerie a été établi, ainsi qu'avec l'architecte du chantier. St Barth Essentiel a fait le nécessaire auprès des autorités pour la sauvegarde de l'espèce.
Nous rappelons tout de même que St Barthelemy a pris la compétence de l'environnement et que force est de constater les nombreuses lacunes existantes sur le territoire aujourd'hui.
Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont appelé et qui ont fait avancer ce dossier important !
Symbole de l’architecture traditionnelle, autrefois utilisé pour "l’accrochage" des cases Créoles en bois, assurant ainsi leur résistance face aux cyclones. Solidement ancré par ses racines, le tronc du gaïac une fois scié était transpercé de boulons fixés dans un des poteaux d’angle de la case.
Le gaïac est un bois brun verdâtre très dur. Sa densité est de 1,3. Il est aussi appelé « bois saint » ou « bois de vie » (en latin : lignum vitae). Il s'agit des espèces Guaiacum officinale et Guaiacum sanctum, des petits arbres du genre Guaiacum (famille des Zygophyllacées). On trouve ces essences dans les Amériques tropicales, notamment dans les Antilles et au Venezuela.
Ce bois très dur et lourd est utilisé pour le tournage de poulies, en ameublement (roulettes de meubles) et en bijouterie. Il sert pour les confections d'essieux et de coussinets, en particulier pour les arbres d’hélice de bateaux où il sert de palier en même temps qu'il assure l'étanchéité et la lubrification. Il a été également utilisé dans l'agglomération lilloise pour la fabrication de « bourles », disques de bois de 5 à 9 kilos, que l'on lance sur une piste en terre ayant la forme d'une cale de bateau, le but du jeu étant de s'approcher d'un « étaque », pièce en cuivre fixée près de l'extrémité de la piste. Ce jeu est encore pratiqué de nos jours.
Le bois fournit une résine qui est à la base de la teinture de gaïac, et est le réactif traditionnel pour la recherche des oxydases et peroxydases.
Un des constituants de la résine, l'acide mésonordihydroguaïarétique, est un bon antioxydant, mais donnerait des lithiases rénales, donc ne doit être employé que sur prescription médicale. C'est une plante riche en saponosides.
Il possède des vertus médicinales : son bois a été utilisé en décoction jusqu'à l'invention de médicaments modernes, dans le traitement de la syphilis et de la tuberculose ; sa sève servait au traitement de l'arthrite. La résine de ce bois est utilisée en médecine depuis plus de cinq siècles. Il est inscrit à la pharmacopée française depuis 1884, et entre dans la composition du « sirop de salsepareille composé ». Le bois de gaïac est un des composants d'un « élixir de jouvence » appelé mamajuana en République dominicaine : des fragments de diverses essences ligneuses locales, mises à macérer dans une bouteille de rhum sont censées avoir une activité anti-rhumatismale et aphrodisiaque…
Il entre dans la constitution de dentifrices et est utilisé aussi en parfumerie depuis le milieu des années 90. Moins sec que le cèdre, plus dur que le santal, à la fois doux, stable et profond, c'est un « liant » idéal entre notes de cœur et notes de fond.
La surexploitation a conduit à une réduction dangereuse des populations sauvages de ces différentes espèces. Toutes les espèces de Guaiacum sont placées sur la liste de la CITES. Wikipédia
Une légende des Muisca (une tribu d’Indiens de Colombie) raconte qu’il n’y avait pas de tremblement de terre à l’époque préhistorique, car la terre était portée par quatre gaïacs qui demeuraient inébranlables grâce à leur bois ferme comme le roc. Au début du monde un dieu infidèle fut condamné à porter la terre à la place des quatre puissants gaïacs, ce qui explique pourquoi la terre tremble de temps en temps.