Le samedi 13 mars à partir de 19h en salle de la capitainerie conférence suivie d'un débat animé par Eric Francius botaniste à l’INRA, spécialiste dans la culture et la production de plantes grasses, cactées, et orchidées.
Membre du conservatoire botanique des Antilles françaises, a été mandaté par ce dernier pour mener une enquête sur les menaces pesant sur certaines cactacées en voie de disparition aux Antilles françaises.
Le travail sur St barth:
1- expertise sur les 2 ou 3 ilets (especes présentes, niveau des attaques, faculté de reproduction, dynamique des populations, éventuels parasitisme sur /Cactoblastis cactorum.
2- /retour sur les sites (Gds. Fond, St. jean ....) de Mélocactus, Mammillaria et Cierge pour apprécier la progression des attaques, identifier le parasite des cierges, et identifier les nouvelles especes de Cactus (peut-être des hybrides).
Vous pouvez lire son premier rapport sur ce sujet ci- dessous
Saint Barthélemy est une île ou la grande diversité des espèces végétales évolue dans un environnement sujet à un déficit hydrique plus ou moins long au cours de l’année.
Ainsi donc la plupart des espèces qui s’y sont implantées développent une grande tolérance à la sécheresse. C’est ainsi que bons nombres d’espèces de cactées et non des moindres, constituent un patrimoine de la biodiversité botanique d’une très grande richesse pour l’île.
Dans cette petite île de 21km2 on trouve :
-Les têtes à l’anglais (espèce en voie de protection)
-Les Cierges. Les coussins de belle mère (protégés par l’arrêter ministérielle de 2006)
-Raket san pikan, rakèt à pikan, lyan rakèt, rakèt volan, rakèt fleur rouge, rakèt fleur jaune, Cierge lézard ou cierge liane, groseille pays, Cierge rouge, rakèt en arbre. Plus d’une dizaine d’espèces de cactées, qui cependant évolue dans un fragile équilibre écologique, sujet à des menaces de plus en plus sérieuses.
L’étude menée sur 2 jours, mandatée par la société Easytime de Saint Barthélémy, dirigé par Helene Bernier, avait pour but d’évaluer les menaces encourues par les 7 espèces de cactacées présentes sur l’île et plus précisément sur les trois espèces protégées que sont Mélocactus intortus « téte a l’anglais », Mammillaria nivosa « coussin de belle mère » (espèce très rare présente uniquement à St Barth et à St Martin, l’île de St Barth comprenant les plus importantes populations des Antilles françaises), Opuntia rubescens « rakét en arbre » , et une 4eme espèce, extrêmement rare aux Antilles françaises Opuntia tuna « rakèt fleur rouge » (St Barth comprenant les plus importantes populations des Antilles françaises). Nous avons déterminé 3 principales menaces que nous classerons sous 3 grands thèmes et par ordre d’importance :
- Menaces relevant d’attaques parasitaires (tète à l’anglais, coussin de belle mère, cierge, rakèt fleur rouge et jaune).
- Menaces directement liées à l’activité humaine (prélèvements).
- Menaces indirectement liées à l’activité humaine (élevage, chèvre, construction).
Ces 4 espèces figurant parmi les plus rares des Antilles françaises sont donc très menacées et certaines pourront même à long terme être menacées d’extinction si rien n’est fait pour les protéger. Il est donc très important de préserver l’environnement de ces espèces et de les protéger directement pour assurer leur survie dans le temps.
Un programme visant à sauvegarder ces espèces et leur environnement devrait être prochainement mis en place par le conservatoire botanique des Antilles françaises.